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Mercredi 24 Octobre 2018 : Permaculture




Retour sur la soirée

Témoignage de Odile Fournier, des Amis de la Terre Midi Pyrénées

La permaculture trouve son origine dans les années 70 en Australie s’inspirant de la pratique des aborigènes respectant leur environnement. L’objectif est de satisfaire les besoins de base sans altérer les ressources naturelles. Elle s’articule autour de 3 principes :

  • Prendre soin de la terre
  • Prendre soin des autres
  • Partager les ressources équitablement (eau, semences, récoltes et accès au marché)

Des principes et un apprentissage par la pratique

Pour en savoir beaucoup plus sur cette approche, nous avons écouté et échangé avec :
Pierre Besse, maraîcher et l’un des précurseurs de la permaculture dans notre région, et Pascal Bordier, correspondant local de Brin de Paille (association nationale de permaculture), animateur dans un jardin collectif (association Cosmos), transmetteur de savoirs-faire notamment via le site de l’association.
La permaculture est un concept éthique : prendre soin de la terre et des hommes, partager les ressources, et appliquer de 10 à 12 principes de culture et de vie. Il faut dépendre le moins possible de la technologie, en respectant le potentiel productif de la terre. Il s’agit de faire le bon geste au bon moment, laisser travailler la nature en l’aidant.
Tous deux insistent sur le fait qu’il faut multiplier les expériences pour acquérir un savoir-faire en permaculture, qui ne vient que progressivement, et ne pas hésiter à aller voir ce que font les autres agriculteurs par des stages, visites, échanges en réseaux. Et adopter ou ne pas adopter leurs pratiques, mais en connaissance de cause ! Ils expliquent qu’il faut commencer à pratiquer chez soi (jardin, balcon….) et ensuite apprendre la théorie, car là on comprend les principes de cette démarche !

Récupération de bonnes idées, sens des mots et réalité.
Les pratiques de permaculture ont pu apparaître révolutionnaires : non labour agricole, cesser de bêcher le jardin ... mais maintenant ça devient banal de ne plus labourer pour les céréaliers et les éleveurs.
Tous les deux admettent que le modèle de la permaculture est récupéré par le système capitaliste de l’agriculture à grande échelle ; mais cela n’empêche pas que la permaculture, c’est de bonnes idées.
Ils expliquent que l’agriculture biologique, aujourd’hui, c’est l’application d’un cahier des charges pour obtenir un label, alors que c’est à l’origine un projet de société ; la bio a elle aussi été récupérée et dévoyée, mais cela n’enlève pas son intérêt. D’ailleurs, Nature et Progrès a son propre label et son propre cahier des charges spécifique, plus exigeant que le label bio rendu réglementaire par l’Europe.
La permaculture, c’est produire pour pouvoir partager les richesses. Pour cela, on peut appliquer des techniques hors sol comme l’aquaponie : un mélange d’eau et d’ingrédients, c’est un système sans sol. L’aquaponie utilise la technique de l’aquarium : les légumes se nourrissent des déjections des poissons. Le sens des mots
Pour les permaculteurs, il y a des idées à prendre partout, mais il faut faire attention au sens des mots comme « agriculture écologiquement intensive », qui est un concept de permaculteur, mais l’expression a été récupérée pour désigner finalement « l’agriculture intensive ».

De nombreux exemples encourageants
Pierre et Pascal citent notamment l’association Arbres et Paysages d’Autan à Ayguesvives qui développe l’agroforesterie, favorise le maintien et l’implantation des haies et travaille en réseau avec des élagueurs et paysagistes qui fournissent leurs branchages pour le compost, le paillage et le BRF. Ils montrent également des exemples de « bio intensif », où les légumes sont semés de façon très serrée : on met 2 fois plus de plants pour la même surface. Ils citent le réseau des Fermes d’Avenir qui expérimentent les micro-fermes, pour produire plus sur une plus petite surface. Ainsi l’exemple d’élevage de poules dans des poulaillers déplaçables, pour leur permettre de picorer là où l’agriculteur les mène et de laisser leurs déjections pour fertiliser le sol.

Enfin, ils évoquent des expériences bien connues et reconnues comme la ferme de Bouzigues en Haute-Garonne, la ferme du Bec Hellouin en Normandie, ou le jardin-forêt à Mouscrons (Jardin des Fraternités Ouvrières des époux Cardon en Belgique) lequel est l’exemple le plus abouti, notamment avec leur immense bibliothèque de graines que s’échangent les membres de l’association.

Alors, on s’y met à notre échelle ! Jardinet, bac en ville, balcon, terrasse. Ce type de jardinage est partie prenante de l’expérience des Villes en Transition.


Invitation à la soirée :
La permaculture trouve son origine dans les années 70 en Australie grâce aux aborigènes respectant leur environnement. L’objectif est de satisfaire les besoins de base sans altérer les ressources naturelles. Elle s’articule autour de 3 principes :

Prendre soin de la terre
Prendre soin des autres
Partager les ressources équitablement (eau, semences, récoltes et accès au marché)

Pour en savoir beaucoup plus sur cette méthode, nous vous invitons à venir écouter et échanger avec :

- Pierre Besse, maraîcher et l’un des précurseurs de la permaculture dans notre région.

- Pascal Bordier, membre de l’association nationale de permaculture Brin de Paille, animateur dans un jardin collectif et pour les Incroyables Comestibles à Toulouse.

A 20h30, salle Castelbou, voir la localisation
Entrée libre


Publié le samedi 20 octobre 2018.