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Mercredi 20 Mars 2019 : Sauvés par les promesses technoscientifiques ?




Dans le cadre de l’Atelier d’écologie politique toulousain, prochaine séance du séminaire (SEMECOL) ouvert à tout public
Entre 17h30 et 20h salle San Subra à Toulouse (métro Saint-Cyprien ligne A)

Sauvés par les promesses technoscientifiques ? Quand la science s’aventure à prédire un futur meilleur...

Face au bouleversement climatique, aux menaces écologiques et aux enjeux énergétiques, les promesses technoscientifiques sont toujours mises en avant. S’il ne fait pas de doute que la technologie et l’ingénierie ont un rôle à jouer, est-ce que mettre tous nos espoirs dans des technologies qui n’existent pas encore ne reviendrait pas à esquiver la responsabilité de notre société à réagir maintenant, tandis que s’accroît continuellement la dégradation de la Terre et du vivant ?

Ces promesses tendent à imposer des infrastructures et des trajectoires qui engagent irrémédiablement les collectifs (en captant des moyens, en mobilisant ou détournant l’action des institutions, des entreprises aux centres de recherche). Sous une apparente neutralité, elles installent une forme de démobilisation et dépossèdent d’autres choix possibles. Une telle approche ressemble à une fuite en avant : depuis deux siècles, pour résoudre les problèmes posés par la spirale « énergie-complexité » (J. Tainter) et la croissance économique, on mise sur des avancées… toujours plus technologiques.

Un certain scientisme passé répandait la certitude d’un progrès radieux. Aujourd’hui, devant l’urgence écologique, on peut se demander si affirmer que des solutions techniques existent ou existeront à la plupart de nos problèmes ne constitue pas une forme de messianisme*, promettant de racheter l’avenir contre les désastres présents ? Un condensé, presque parodique, apparaît dans les rêves de « terraformation » de Mars pour sauver (une petite partie de) l’humanité du bouleversement des conditions de vie sur Terre.

Si l’écologie politique s’est en partie constituée autour d’une critique vigoureuse des technosciences et de leur emprise, la séance s’attachera surtout à présenter des exemples concrets. En revenant d’abord, avec l’historien François Jarrige, à la genèse de l’industrialisme, des dispositifs et des formes de pensée et de discours qui l’accompagnent au XIXe siècle. Puis, au cours d’une table-ronde, en abordant les enjeux actuels dans des domaines aussi variés que l’ingénierie biologique (avec Hervé Philippe), le réductionnisme techniciste dans la prévention des risques (Julien Rebotier), les mirages de la conquête spatiale (Frédéric Boone), le gouvernement du présent par le futur (Jean-Michel Hupé), les déboires de la supraconductivité (Julian Carrey), ou encore le stockage du carbone dans les sols (Etienne-Pascal Journet), entre réalité et espérances messianiques.

*Le messianisme peut être défini comme une "attitude personnelle ou collective qui voue un être (ou une idée) à jouer un rôle de libérateur quasi divin pour l’humanité ou un groupe, à accomplir une mission exceptionnelle." (Cnrtl)

Séance animée par Laure Teulières et Steve Hagimont

Par ailleurs, l’Atecopol a publié dans Le Monde une tribune en vue de la mobilisation mondiale pour le climat :
https://atecopol.hypotheses.org/1167

A suivre sur <www.facebook.com/Atelier-décologie...>


Publié le jeudi 14 mars 2019.