COMMUNIQUÉ 24 Octobre 2025
Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées, Alternative LGV Midi-Pyrénées / 82, LGVEA, STOP LGV 47,
LGV Nina, LEA, Stop LGV Bordeaux Métropole, Pour les Transports du Quotidien,
SEPANSO Gironde, Trans’Cub, Les Amis de la Terre des Landes, FNE82,
Confédérations paysannes 33 et 47, Attac Landes, GNSA France
CONTACTS PRESSE
Didier Gassiot- lgvea33@gmail.com
Stéphanie Mariette - stoplgvbdxm@proton.me
Jean Olivier - jean.olivier.tlse@proton.me
Une étude d’impact incomplète, une consultation citoyenne au rabais,
les opposants à la LGV annoncent une nouvelle action devant les tribunaux.
Ce lundi 27 octobre 2025 devrait s’ouvrir une consultation publique sur la première de-
mande d’autorisation environnementale en vue de sondages et études préalables pour
les lignes nouvelles. Obligation minimale pour obtenir du préfet l’autorisation environ-
nementale, cette consultation publique semble avoir en eet tous les contours d’un
nouveau passage en force.
Les différents opposants pointent du doigt la forme de cette consultation et
contestent sa légalité. Cette participation publique par voie électronique n’est pas une
véritable enquête publique comme cela l’a été pour les Aménagements Ferroviaires au
Sud de Bordeaux (AFSB). Cela veut dire notamment l’absence de commissaires enquê-
teurs, indépendants des services de l’État, devant prendre en compte l’ensemble des
avis citoyens évoqués et rendre un avis favorable ou défavorable à la n de la période
d’enquête.
Au cours de l’été, de nombreux articles de journaux ont relayé la colère et l’exaspération
des petites communes devant rendre un avis sur un dossier illisible au plein ceour de
l’été. De nombreux avis défavorables ont d’ailleurs été renvoyés par les collectivités
présentes le long du tracé, ce qui vient contredire la propagande de SNCF Réseau qui
voudrait que l’opposition à ce projet soit limité au Sud-Gironde.
Le fond de ce dossier est également entaché de deux avis donnés par l’Autorité envi-
ronnementale et le Conseil national de la protection de la nature, qui ont chacun dans
deux avis distincts étrillé le dossier de SNCF Réseau. Ces derniers ont notamment mis
en avant l’absence ou l’obsolescence de données chiffrées, l’absence d’études de solutions
alternatives pour être plus respectueux de la protection de l’environnement... Plusieurs
éléments sont qualifiés par ces instances d’incohérents, incomplets, malgré l’épaisseur
manifeste d’un dossier de plus de 20 000 pages.
Les différentes associations opposées au projet de LGV dénoncent « une consultation
fantoche », au rabais. Elles pointent sur ce projet une démocratie minimale pour une
destruction maximale. Par une lettre envoyée aux préfets, elles demandent son ajournement,
du fait que le dossier n’est pas complet. Si cette consultation devait tout de
même se tenir, les opposants assurent qu’ils engageront tous les moyens juridiques
à leur disposition dès le début de la consultation.
La suite en PJ