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Communiqué de presse : La tour Occitanie - un projet phare (pour le promoteur) en grand risque d’extinction !




Les associations Non au gratte-ciel de Toulouse, FNE Midi-Pyrénées, DAL 31 et ATMP réagissent suite à l’interview du Vice-Président de la Compagnie de Phalsbourg à Actu Toulouse parue le 15/01/2021

https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/toulouse-la-tour-occitanie-reste-pour-nous-un-projet-phare-declare-la-compagnie-de-phalsbourg_38658337.html

Pour commencer, Eric Paillot, Vice-Président de la SARL compagnie de Phalsbourg, le promoteur de la tour Occitanie, parle de « projet phare » pour sa société… Mais disons tout de suite que la tour Occitanie n’est certainement pas un « projet phare » pour les Toulousains !

Nos associations ont expliqué en détail, dans leur recours en annulation de son permis de construire, les impacts négatifs de ce projet sur la ville. Elles ont répondu point par point aux mémoires en réplique du promoteur et de la mairie de Toulouse. D’ailleurs comme on le sent bien dans l’article, le promoteur ne réussit pas à dissimuler ses doutes quant à l’avenir de son projet de gratte-ciel du fait des recours juridiques, et maintenant de la Covid-19.

En fait, et contrairement à ce qu’affirme Eric Paillot, les recours juridiques n’obligent nullement la Compagnie de Phalsbourg à geler la mise en œuvre du chantier. Le promoteur a plutôt perdu confiance dans la pérennité de son projet face aux arguments techniques et juridiques parfaitement étayés de nos recours, ainsi que face aux conséquences de l’épidémie de Covid-19. En fait, ces deux effets impactent fortement le modèle économique dépassé du projet de gratte-ciel. Déjà bien fragilisé avant la pandémie, on le sent bien maintenant en limite de rupture.

Nous craignons fort que la volonté de gagner l’affaire ait conduit la SARL Compagnie de Phalsbourg à minimiser – voire oublier – ce risque économique, ainsi que les conséquences écologiques inhérentes à cette gigantesque construction de béton et de verre, rétrograde du point de vue de l’urbanisme et de la construction, et enserrée entre gare et canal. Les Toulousains restent dans le brouillard quant à la solidité financière de la société. D’ailleurs, pourquoi la SARL ’Compagnie de Phalsbourg " n’a-t-elle a pas publié ses comptes depuis des années ?

Avec ses 3000 utilisateurs et résidents escomptés, le gratte-ciel aggravera la congestion routière, déjà bien trop polluante. Avec la consommation énergétique anticipée et les matériaux utilisés la tour sera aux antipodes des préoccupations climatiques des toulousains. Tout cela est-il tolérable pour notre centre-ville ?

Concernant les améliorations prévues sur les 120 logements de luxe, est-ce qu’entre-ouvrir l’accès aux terrasses et balcons à quelques propriétaires fortunés est un progrès si remarquable ? Certainement pas, car les nécessités sont d’un autre ordre pour nombre d’habitants mal logés. L’urbanisme d’une ville ambitieuse comme Toulouse devrait prioritairement apporter une réponse valable en termes de qualité de vie pour le plus grand nombre, et non se focaliser – comme Monsieur Paillot nous l’indique – sur le mieux vivre des plus nantis. A ce titre, pourquoi le promoteur ne revient-t-il pas sur le projet de logements sociaux qu’il s’est aussi engagé à construire en réponse à l’enquête publique ?

Rappelons aussi que les résistances au vent et au temps du « ruban végétal » ont été fortement et justement questionnées lors de la dernière enquête publique. Eric Paillot n’évoque que son aspect visuel et les balades de Daniel Libeskind sur le canal du Midi…mais il n’apporte toujours pas de réponse sur les chutes de végétaux et leurs tenues dans le temps. Sérieusement, si le sujet est si futile, n’aurait-il pas été opportun d’y apporter réponse ?

Bref, comme résultant d’une situation économique loin d’être stabilisée, le promoteur n’envisage donc que quelques modifications du projet « à la marge ». Mais n’est-ce pas sa conception démodée de ses modèles de densités urbaines ainsi que son ignorance des préoccupations réelles des toulousains qu’il ferait mieux de réinterroger ?

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Publié le mardi 19 janvier 2021.