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Expérimentation sur l’hivernage des ruches




Par Xavier Dumont, Ami de la Terre Midi Pyrénées

Proposition à tous les apiculteurs(trices) de France de participer à une expérimentation sur l’hivernage des ruches.

Pourquoi ? : Le taux de mortalité des colonies est catastrophique pour de nombreux apiculteurs. En plus des pesticides qui font des ravages, le réchauffement climatique est un facteur important qui n’est pas assez pris en considération à mon sens. Du fait d’hivers trop doux les ruches ont actuellement de la ponte durant l’hiver et donc le varroa, un parasite du couvain, prolifère (1er facteur) mettant les colonies en danger et obligeant les apiculteurs à traiter sans arrêt ou presque. De plus les abeilles sortent trop, s’épuisent, se refroidissent, et meurent en grand nombre (2ème facteur) au lieu de rester bien au chaud sans sortir ou presque, comme elles le faisaient pendant les hivers rigoureux d’il y a quarante ans, ce qui leur assurait une longévité de 6 mois. C’est 2 facteurs conjugués sont, pour moi, des acteurs importants qui expliquent en partie cette mortalité.

On peut remédier à cela en mettant les ruches à l’abri du soleil pendant 70 jours selon trois méthode différentes, comme cela a été confirmé pour mes 4 ruches tests de l’expérimentation.

En 2019, mes 3 ruches sont mortes de froid en février, incapables de se réchauffer car trop dépeuplées. C’est ce qui m’a décidé à faire cette expérience !

Bilan sur mes ruches tests qui ont été mises en « cave » (mon garage) du 20 novembre 2020 à fin janvier 2021 en les sortant de temps en temps pendant une journée :
Je n’ai perdu aucune colonie. Il n’y a pas eu de dysenterie ni de nosémose. Il y a eu un arrêt de la ponte pendant 60 jours et une absence totale de couvain pendant 40 jours, ce qui a permis de diminuer déjà la pression du varroa (un parasite du couvain qui fait aussi des ravages). Les 4 ruches ont gardé un taux d’infestation qui reste stable et faible (- de 2 % pour la plus atteinte) et ce sans aucun traitement. De plus, étant en léthargie pendant 70 jours, il y a eu pendant la mise en cave que très peu de mortalités d’abeilles : 5 abeilles par jour pour la ruche la plus forte (10 000 abeilles environ), ce qui est dérisoire. La consommation des réserves a été faible, de 33g à 80g par jour. Les abeilles sont restées très vigoureuses avec un redémarrage remarquable des colonies.
Voir la vidéo bilan au 10 avril > https://www.youtube.com/watch?v=_VRDpV4Asxo .

Au vue de ces résultats prometteurs, je propose une expérimentation à grande échelle pour vérifier ces résultats sur un plus grand nombre de ruches ( voir pour plus de détails ci-dessous).

Site de l’expérimentation : https://lerucherdecantegril.wordpress.com/

Principe de l’expérimentation :

Essayer de recréer artificiellement pendant 70 jours, des conditions hivernales rigoureuses, pour voir si cela aurait une incidence sur le taux de survie des colonies d’abeilles pendant l’hiver, une incidence sur le taux d’infestation par le varroa, une incidence sur la vitalité des colonies et en finale sur la récolte de miel.

Trois modes d’hivernage possibles dans le but de recréer des conditions artificielles d’hivernage plus rigoureuses, au choix, selon les possibilités de chacun :
1)Ruches placées au même rucher (versant sud) que les témoins, mais abritées du soleil et avec l’entrée tournée vers le nord et occultée.
2)Ruches placées dans un autre rucher en versant nord ne voyant pas le soleil avec l’entrée occultée. C’est la méthode la plus simple pour les professionnels qui ont beaucoup de ruches.
3)Ruches mises en « cave ». Les colonies seront à sortir, près de la « cave », au moins tous les 21 jours, pendant une journée, pour leur faire prendre l’air et faire leurs petits besoins.

Ces ruches seront à comparer à des ruches témoin laissées au rucher versant sud et l’entrée tournée vers le sud.

Définition d’une « cave » : Pièce au nord, de plain-pied, au calme (pas de bruit violent), non chauffée, rendu hermétique à la lumière, légèrement ventilée, d’une température inférieure à 12° en moyenne sur 24 h (c’est le cas de toutes les pièces au nord en hiver !) . Bien sûr une vraie cave pourra aussi faire l’affaire.

Tout apiculteur(trice) peut participer à cette expérience, quelle que soit la manière dont il pratique ce métier et/ou passion : bio, conventionnel, raisonné, traitant ou pas, et quel que soit le type de ruche qu’il utilise ou race d’abeille qu’il affectionne.

Contact :
Xavier Dumont 06 25 84 96 02/ 05 61 87 70 14
lerucherdecantegril@orange.fr
Apiculteur pendant 10 ans entre 1972 et 1982.
A travaillé en recherche médicale en génie génétique.
Bioinformaticien en fin de carrière.
A la retraite, a repris l’activité apicole depuis 8 ans.


Publié le jeudi 22 juillet 2021.