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Que faire pour lutter contre la déforestation dans les zones tropicales ?




Par Pauline Roy.

Préserver les forêts tropicales c’est tout à la fois lutter contre le réchauffement climatique, protéger des écosystèmes particulièrement riches, défendre le mode de vie des peuples autochtones mais aussi limiter le risque d’apparition de nouvelles épidémies.
Abritant de nombreux pathogènes, les zones tropicales sont en effet les territoires privilégiés des nouvelles maladies émergentes en cas de perturbations écologiques.

Plusieurs leviers complémentaires sont à actionner pour lutter contre la déforestation des zones tropicales. En premier lieu, il s’agit bien sûr d’exercer une pression sur les pouvoirs publics, notamment pour empêcher la signature de « partenariats commerciaux » tels que le traité de libre-échange Union Européenne-Mercosur (heureusement en stand-by) dont la signature ouvrirait encore davantage la voie à l’importation de produits issus de terres brésiliennes déforestés. Il est également possible de faire un don à des organismes comme Rainforest Trust qui protège les forêts par l’acquisition foncière. Enfin, il est indispensable de veiller à ne pas se rendre complice de la déforestation.

Les quatre produits importés par la France les plus susceptibles de provenir de surfaces déforestées sont par ordre décroissant l’huile de palme (84% de risques), le soja (73%), le cacao (57%) et le caoutchouc naturel (55%).
• S’agissant de l’huile de palme, sa consommation passe largement inaperçue : d’une part les trois-quarts de sa consommation en France est intégrée aux carburants, d’autre part, elle peut être présente dans des produits de consommation courante non-alimentaires telles que les lessives, sans obligation d’étiquetage. C’est pourquoi l’association All 4 trees, spécialisée dans la lutte contre la déforestation, donne de nombreux conseils pour éviter cet ingrédient.
• S’agissant du soja, les trois-quarts du volume importé servent à nourrir les animaux d’élevage conventionnels, des bovins aux saumons en passant par les poulets.
• Quant au caoutchouc, il fait l’objet d’applications industrielles très vastes et se retrouve par exemple dans les pneus, ballons ou gants en latex. Le tableau ci-dessous fait le point sur l’existence et la fiabilité des labels ou marques censés éviter la déforestation. Toutefois, même lorsque des garanties existent, elles ne doivent pas dispenser d’un effort de sobriété. Ainsi que le souligne l’association Solagro, pour l’huile de palme, comme pour le soja, le cacao ou le café, « la pression exercée sur les forêts tropicales ne pourra pas se réduire sans une baisse des consommations et donc plus de sobriété ». 

NOTA : Pour aller plus loin, on peut aussi calculer son Empreinte Forêt®, développé par l’association Envol Vert.

ProduitsLabels ou marques apportant certaines garanties
Huile de Palme Le rapport du WWF cite RSPO mais UFC Que choisir trouve le label et ses déclinaisons (ISPO pour l’Indonésie, MSPO pour la Malaisie et ISCC pour les agrocarburants) « trop partiels et peu satisfaisants en pratique, avec une interprétation hétérogène des critères ».
Produits alimentaires en général Le rapport du WWF recommande les produits issus de l’agriculture biologique, sans doute en raison des règles relatives au respect des éco-systèmes qui figurent dans le cahier des charges de ce label. S’agissant en particulier des produits animaux, il faut savoir que le cahier des charges, en plus de prescrire une alimentation biologique pour le bétail, impose une origine principalement locale des aliments et un accès aux pâturages pour les ruminants.
Soja (alimentation humaine) Pour UFC Que choisir, les labels TRS et ProTerra sont intéressants au regard du critère « déforestation », mais ne prennent pas en compte la dégradation des forêts. En tout état de cause, le soja consommé dans l’alimentation humaine dans notre pays provient essentiellement de France, a fortiori dans ses formes autres que la lécithine et dans la filière bio.
Chocolat et café Outre le label AB, le WWF recommande Fairtrade, Rainforest Alliance ou UTZ pour le chocolat. A noter que des entreprises comme Val Rhôna (Drôme), se fournissent en cacao cultivé sous couvert forestier. Il en est de même des cafés biologiques de la marque Terra Kahwa (www.terra-kahwa.com).
Hévéa Pour UFC Que choisir, il n’existe aucun label satisfaisant.
Bois d’œuvre et papier Le WWF recommande le label FSC. PEFC n’apporte pas autant de garanties.

Publié le mardi 4 octobre 2022.