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Les perturbateurs endocriniens




par Rose Frayssinet

Le 23 juin 2015, la clinique Pasteur avait invité André Cicolella, chimiste, toxicologue, président du Réseau Environnement Santé qui regroupe des scientifiques, des professionnels de santé, des ONG et des associations de malades. Sa conférence sur les perturbateurs endocriniens (PE) et de leurs effets néfastes sur la santé mérite d’être diffusée. Je vous livre ce qui m’apparaît le plus important (extrait des notes et brochures)

PE : qu’es aco ?
Un Perturbateur Endocrinien est une substance chimique qui perturbe la régulation des hormones indispensable au bon fonctionnement et au développement du corps. L’équilibre du système hormonal est très fragile et les dérèglements provoqués par les PE ont de lourdes conséquences, en particulier sur le fœtus, le nourrisson ou la croissance de l’enfant, avec des effets qui peuvent s’avérer irréversibles. Il n’y a pas de dose en dessous de laquelle les effets sont limités : les PE peuvent être plus actifs à très faible dose et c’est pire encore s’ils sont mélangés. Pour comble, leurs effets peuvent se transmettre sur plusieurs génération, ce qu’on appelle « les mécanismes épigénétiques ». On ne peut donc agir que sur l’exposition et sa durée pour minimiser les risques.

Identifier les PE dans l’environnement quotidien

Le Bisphénol A (BPA) : utilisé dans les plastiques du petit électroménager, des lunettes, mais aussi des revêtements intérieur des boites de conserves et cannettes, des canalisations d’eau et certains composites dentaires
Le BPA est interdit dans les biberons depuis le 1er janvier 2011 en France (pas en Europe) 

Les phtalates : utilisés comme plastifiants des plastiques en particulier les PVC, mais aussi dans les câbles électriques, revêtements de sols, mobilier mais aussi dans les produits de santé et de soin...

Les parabènes : employés dans les médicaments, les boissons, les aliments et dans plus de 80% des produits cosmétiques.

Les perfluorés (PFC) : utilisés dans les revêtements anti-tâches et hydrofuges, les canapés, les moquettes, les textiles, les vêtements imperméables respirants, mais aussi dans les revêtements anti-adhésifs des ustensiles de cuisine, les emballages de fast-food, la vaisselle jetable… Ils peuvent persister dans notre organisme pendant des années.

Les pesticides : sur les 340 molécules actives différentes utilisées en Europe, 40 sont des PE dont 30 ont été retrouvées dans notre alimentation.

Un nouveau danger systémique

Les connaissances scientifiques mettent de plus en plus en évidence que les PE seraient impliqués dans l’augmentation sans précédent des maladies chroniques comme : les cancers hormonaux dépendants (sein et testicules), le diabète, les troubles de la reproduction et du comportement, l’obésité, les troubles cardiovasculaires, les défenses immunitaires amoindries…

Début mars, des études ont révélé que le coût économique des PE en Europe est estimé à plus de 157 milliards d’euros soit 1,2 % du PIB européen.

André Cicolella s’indignait que l’UE n’adopte pas des mesures protectrices contre les PE car « Il faut éliminer d’urgence ces substances de notre environnement ! »

Comment tenter de limiter son exposition ?

Encore une fois, devant l’inertie des autorités à prendre la mesure du problème et le choix constant de privilégier les intérêts industriels au mépris de la santé des populations, seule une mobilisation citoyenne de longue haleine pourra vraiment nous protéger en obtenant l’interdiction des produits dangereux. D’ici là, voici les recommandations extraites de la brochure « Protéger notre environnement et notre santé des perturbateurs endocriniens » sur le site du Réseau Environnement Santé

Alimentation :

Manger moins de viande et de produits laitiers (les graisses animales sont plus contaminées) et plus de fruits et légumes. Privilégier les produits frais issus de l’agriculture biologique. Réduire sa consommation de conserves et de boissons en canettes en préférant les conserves et boissons conditionnées dans du verre. Conditionner ou cuire ses aliments dans des contenants ou ustensiles en verre, inox, grès, céramique, terre cuite, fonte émaillée. Utiliser des biberons en verre. Eviter les ustensiles traités au téflon, les récipients et les films en plastique. Eviter les additifs E320 (BHA) et la série E214-219 (parabènes). Eviter la vaisselle et l’électroménager marqués des triangles 3, 6 et 7 ou des sigles PVC, PS ou PC.

Cosmétiques :

Minimiser l’utilisation de produits de soins personnels et de cosmétiques, en particulier pendant la grossesse. Lire les étiquettes pour éviter certains produits (phtalates, parabènes, triclosan, muscs synthétiques, phénoxyéthanol, BHA, benzophénone, ...) et sélectionner ses produits de soin parmi des marques certifiées bio.

Chez soi :

Garder les pièces de son habitation bien aérées. Faire régulièrement les poussières car les toxiques s’y accumulent. Se déchausser en rentrant. Eviter les appareils électroniques dans les chambres. Eviter de diffuser des aérosols, des parfums d’intérieur, d’utiliser des bougies parfumées, de brûler de l’encens ou profiter d’une absence.

Eviter l’utilisation inutile de produits chimiques, en particulier des pesticides pour le jardin et l’intérieur. Choisissez vos produits d’entretien parmi les marques respectueuses de l’environnement qui utilisent des ingrédients biodégradables. Eviter les travaux de bricolage pendant la grossesse et dans la chambre de bébé. Choisir si possible des matériaux sains en réduisant la présence de moquettes, de textiles synthétiques, de bois aggloméré et de revêtements plastiques.

Mercure dentaire :

Se renseigner auprès de son dentiste sur la
composition des amalgames proposés, ne pas se faire enlever d’amalgame à base de mercure
sans précaution sous risque d’une contamination aigüe.


Publié le lundi 7 décembre 2015.